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Une orthèse qui change tout !


Depuis son adolescence, Léa est passionnée par l’orthoprothésie. Cette année, elle participe avec son groupe de travail, à un grand programme de création d’entreprises: Les Entreprenariales. Lauréats des régionales, ils défendront leur projet à Paris, le 15 juin prochain. 

 

Lorsqu’elle était en 3e, Léa Streicher, jeune haguenovienne, découvre le monde de l’orthoprothésie au travers d’un stage. « J’ai été accueillie chez BMO et j’ai adoré » se souvient-elle. BMO est une entreprise située à Mommenheim, créée en 2006 par Benjamin Millard. Elle compte actuellement 17 salariés et rayonne sur toute la région. Peu connu du grand public, le métier d’orthoprothésiste consiste à concevoir et poser des prothèses (pour remplacer un membre) ou des orthèses (comme des atèles, pour corriger une déficience). Il permet de redonner au patient une certaine forme d’autonomie. 

 

Passionnée, une fois le Bac S en poche, Léa, intègre l’école de Valence. « Dans ce métier, c’est impossible de réaliser 2 fois la même chose, car tout est fait sur-mesure pour chaque patient. Toutes les articulations sont regardées au millimètre près » poursuit Léa. Aujourd’hui en 2e année de BTS, la jeune passionnée s’est portée volontaire pour participer à un grand concours national : Les Entrepreneuriales, un programme pour apprendre à créer son entreprise en tant qu’étudiante. 

 

La main au cœur du projet

« En arrivant, j’avais imaginé un projet, qui était encore un peu flou. Des centaines de milliers de personnes sont touchées par des problèmes de main. C’est un membre symbolique du corps, puisqu’il nous permet d’être en relation avec ce qui nous entoure ». Comme les entorses et douleurs de la main touchent une grande partie de la population, Léa souhaitait créer une orthèse esthétique et antidouleur.
« L’électricité est antalgique, et elle permet de maintenir le volume musculaire : les kinésithérapeutes utilisent l’électrothérapie lors de la rééducation. Alors pourquoi ne pas combiner l’orthèse et l’électricité ? ». 

 

Un groupe pluridisciplinaire

« Pendant 5 mois, nous avons donc suivi une formation intensive tous les jeudis soir sur la création d’entreprise. Pour mon projet, qui est pluridisciplinaire, nous sommes 4 ». Claire, qui suit une formation de comptabilité et gestion, s’occupe du développement de l’entreprise. Mathieu, et Alexandre, suivent une formation d’ingénieur électronique et informatique des systèmes. Ils sont donc capables de développer le processus d’électrostimulation de l’orthèse. Pour finir, Léa se charge de sa création. 

 

« Les Entrepreneuriales, c’est une équipe qui te suit partout. Ils mettent à disposition un coach et un parrain pour nous pousser et nous conseiller. Ce concours est un vrai tremplin, une source de motivation ! ».
« Nous avons donc designé une orthèse façonnée sur ma main, que nous avons présenté à un jury régional le 27 mars, et nous avons été retenus ! » se réjouit-elle. Le 15 juin, à Paris, son groupe de jeunes entrepreneurs aura 5 minutes pour défendre son orthèse devant un jury national !   


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