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Un camion qui mesure la qualité de l’air


Le mois dernier, Atmo Grand Est a démarré une campagne de mesure de la qualité de l’air à Haguenau, et la mènera pendant un an. 

 

Vous l’avez peut-être déjà aperçu. Depuis quelques jours, un étrange camion s’est installé rue du Marché aux Bestiaux, au centre-ville de Haguenau.
Il appartient à l’association Atmo Grand Est, en charge de la surveillance de la qualité de l’air dans la région.

 

Celle-ci a pour missions, entre autres, d’assurer la surveillance réglementaire de la qualité de l’air, d’informer la population sur les niveaux de pollution, et d’évaluer les expositions de la population et des écosystèmes à la pollution de l’air. Elle est agréée par le Ministère de l’Environnement. 

 

Un laboratoire dans un camion

Dans l’agglomération de Haguenau, une campagne de mesure de la qualité de l’air a débuté. « L’objectif est d’évaluer la qualité de l’air dans les agglomérations de plus de 50 000 habitants, dans lesquelles il n’existe pas de station de mesure » explique Cyril Pallarès, ingénieur responsable de l’unité de surveillance. « C’est pourquoi un camion laboratoire a été installé sur le marché aux bestiaux. Ses capteurs mesurent en continu l’oxyde d’azote, les particules, le benzène et l’ozone ». Ces pollutions sont notamment dues au trafic routier, aux activités industrielles ainsi qu’au chauffage. 

 

Pendant un an, toutes les 10 secondes, l’air de Haguenau sera aspiré et analysé par le camion laboratoire, qui enverra des moyennes directement au poste central à Schiltigheim. Ces résultats permettront à l’association d’établir des profils différents selon les moments de la journée. Le matin et le soir, lorsque les automobilistes se rendent au travail et en rentrent, des pics de pollutions sont souvent identifiés.

 

« Nous avons renforcé ce dispositif avec 13 échantillonneurs passifs que l’on a fixés à des lampadaires, un peu partout dans la ville et ses alentours. Ce sont des tubes dans lesquels l’air passe naturellement, et qui absorbent les polluants. Chacun d’entre eux correspond à une famille de polluants. Nous les laissons sur place pendant
2 semaines, puis nous les analysons et répétons l’opération »
ajoute Cyril Pallarès.

 

« 6 d’entre eux sont placés sur des axes routiers, tels que les routes de Strasbourg ou de Bischwiller. Ils nous permettront de relever les niveaux de pollution les plus importants. Les 6 autres se situent dans des rues plus calmes de quartiers résidentiels, telles que la rue des Abeilles pour évaluer les niveaux moyens de pollution. Ces 12 ci mesurent le dioxyde d’azote, traceur de la pollution du trafic routier, tandis qu’un 13e échantillonneur se charge du benzène, boulevard Nessel ». 

 

Un outil pour Haguenau

Cette campagne est financée par le biais des cotisations des collectivités membres d’Atmo Grand Est, dont l’Eurométropole de Strasbourg, la Ville de Haguenau et le Conseil Départemental, du Bas-Rhin.
« Haguenau a la chance de pouvoir profiter de cette campagne » nous indique-t-on à la Ville de Haguenau. « Elle nous permettra d’avoir un aperçu de la qualité de l’air, et des informations sur la pollution de fond, que nous pourrons prendre en compte lors d’aménagements futurs, et qui nous servirons dans le cadre du plan climat réglementaire. Nous intègrerons également les résultats sur le site de la ville, comme nous l’avons fait lors de la dernière campagne, pour informer les habitants ». 

 

Une précédente campagne en 2015

Ce n’est pas la 1ère fois qu’une campagne de ce type est menée sur l’agglomération. La dernière d’entre elle s’est tenue du 29 octobre 2013 au 22 février 2015. Le camion laboratoire avait été placé dans la cour de l’annexe de la mairie. Selon Cyril Pallarès, «lors de ces dernières campagnes, les niveaux de pollutions étaient moyens et ne dépassaient pas de valeurs limites, sauf en 2001, en proximité de trafic sur le pont de Strasbourg. Nous y retournons justement cette année afin de voir si les choses ont évolué. Nous savons également que Haguenau n’échappe pas aux épisodes de pollution lors des pics d’ozone sur le Bas-Rhin». Ces dernières synthèses sont disponibles sur le site internet d’Atmo Grand Est.

 

Un bilan en 2019 

La campagne devrait se poursuivre jusqu’en décembre 2018, ce qui permettra de cartographier la pollution dans l’agglomération. L’année prochaine, Atmo en livrera un rapport de synthèse, afin d’évaluer la qualité de l’air et d’alimenter un modèle de prévision de la qualité de l’air plus précis comme il en existe déjà à Strasbourg.   


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