Maxi Flash Maxi Flash sur Facebook Flux RSS


Subaru XV : du caractère et du charisme


Le plus petit des grands constructeurs japonais rejoue la carte du crossover et espère bien offrir à son XV un destin digne de l’Impreza. Le SUV nippon revient amélioré sur de nombreux points et affirme un caractère bien trempé, loin des standards européens.

 

Subaru jouit d’une très belle réputation, surtout auprès des amateurs de belle mécanique, grâce notamment à son éternelle Impreza. Un savoir-faire reconnu de tous, forgé à grands coups de transmissions intégrales remarquables et de moteurs boxer enthousiasmants. Mais dans un monde où le style prime sur les qualités routières intrinsèques, comme le prouve la passion des automobilistes pour les SUV, maîtriser ces fondamentaux-là ne suffit plus. En 2012, Subaru décidait de surfer sur la vague naissante et de sortir son propre crossover, le XV. 

 

Un premier essai réussi qu’il faut aujourd’hui transformer…

 

Proposition indécente

Pour l’occasion, le constructeur japonais aurait pu se contenter d’une retouche légère, à base de calandre redessinée et de mise à jour technologique. Mais Subaru ne cède pas aux facilités de l’époque. 

 

Le XV suit les traces de l’Impreza et s’offre une toute nouvelle plateforme. Plus rigide et légère, celle-ci assure un niveau de confort, d’agilité et de sécurité rarement atteint. Certes, le style extérieur évolue peu, avec quelques touches par-ci par-là qui redonnent un peu de modernité à une épreuve déjà bien maîtrisée. L’essentiel est invisible à l’œil, mais bien sensible lorsque l’on met en branle cette belle bête de
1 400 kg.

 

Sous le capot, c’est un peu la surprise. Subaru a renoncé à proposer un moteur diesel, ce qui peut se comprendre par les temps qui courent, mais a aussi décidé d’imposer sa boîte de vitesses à transmission continue (CVT). Certes, ce SUV a des vocations globales et l’offre doit se soumettre à l’uniformisation de la demande mondiale, mais ce parti pris se heurte aux attentes du public européen et surtout français, qui, même s’il plébiscite de plus en plus les boîtes automatiques, reste très attaché aux solutions manuelles.

 

Dans les faits, ce choix s’avère payant pour les déplacements en ville : les moteurs boxer 4-cylindres à plat 1,6 115 ch et 2 l 156 ch se montrent d’une remarquable douceur et se font d’une discrétion admirable pour des blocs essence. C’est moins flatteur à haut régime où la boîte entraîne une surconsommation dommageable (avec malus écologique élevé à la clef) et des performances décevantes, notamment pour le plus petit des moteurs, le 0 à 100 km/h étant avalé, par exemple, en 13,9 s. Mais le XV se rattrape dès qu’il s’agit de sortir des sentiers battus. Sa garde au sol généreuse de 22 cm laisse toute latitude à l’extraordinaire transmission intégrale maison. Le XV est ainsi un exceptionnel baroudeur.

 

Le bon rapport

 

Monter à bord d’un XV, c’est ainsi, dans un volume généreux, s’assurer une conduite sans problème. On apprécie la montée en gamme nette et franche de la présentation générale. C’est très bien fini et très agréable à l’œil. Même les quelques plastiques durs encore présents çà et là sont contrebalancés par des surpiqûres colorées et des inserts en chrome du meilleur effet. Subaru a fait le choix d’un équipement très riche de série et d’une liste d’options plus que limitée, puisque seule la peinture métallisée est facturée 610 € supplémentaires. L’écran multimédia 8 pouces, intégrant la navigation GPS, est présent, par exemple, dès le premier niveau, qui comprend aussi le régulateur autoadaptatif, le freinage anticollision et l’aide au maintien dans la voie ainsi que la climatisation automatique bi-zone, tandis que les élégants sièges en cuir sont compris dès le second niveau de finition. Seul le coffre de 385 l est un peu juste pour la catégorie. Par ces différents partis pris, le XV s’offre une place singulière sur le marché des SUV. Par son gabarit, il est censé se frotter aux Renault Kadjar, Nissan Qashqai ou Jeep Compass, mais ses rivaux réservent la transmission intégrale aux derniers niveaux de finition et à des tarifs très élevés. Accrochant un premier prix à 27 990 € (1,6 l 115 ch) avec 4X4 de rigueur, le XV affiche des tarifs imbattables. 

 

Même le troisième niveau, offrant accès au moteur 2 l 156 ch, est à 31 990 €, soit près de 5 000 € de moins que la concurrence. Seuls les plus petits SUV, comme l’Ateca ou le Suzuki S-Cross, font mieux.  


Twitshot
Commentaires

Pas de commentaire


Petites annonces


© 2015-2018 Maxi Flash • Tous droits réservés • Réalisation : Jordel Médias
Plan du siteMentions légales