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Solène Muller, prête pour l'aventure


A 22 ans seulement, Solène Muller est déjà très active. Cette étudiante qui a grandi dans l’Outre-Forêt pilotera une 4L pour le fameux rallye 4L Trophy 2018, du 15 au 25 février. L’objectif de ce raid humanitaire est de transporter du matériel pédagogique et des jouets aux enfants défavorisés du Maroc. Pour l’occasion, elle a créé un site, COM1.com, avec son camarade Killian Bonnemberger, son copilote, qu’ils alimenteront pendant toute l’aventure. 
  

Vous avez grandi en Alsace du Nord, c’est exact ?

Oui, j’étais au lycée de Wissembourg, à l’époque où j’habitais à Soultz-sous-Forêts, puis j’ai emménagé à Strasbourg pour mon bac. Je voulais faire du commerce, mais cela ne m’a pas plu.  Je me suis orientée vers la communication. C’est aussi ce qui m’a amenée au 4L Trophy. 

 

Pour quelles raisons avez-vous décidé de participer à ce raid ?

Pour trois raisons : d’abord parce que le 4L Trophy est un événement unique pour les étudiants, il était sur ma liste des choses à faire dans la vie. Ensuite, comme je suis en communication, c’était un moyen de mettre en pratique ce que j’ai appris avec un projet concret, un projet motivant, une expérience loin de l’école et des stages en entreprise. Nous avons créé un site Internet, un blog, nous sommes présents sur les réseaux sociaux. Lorsque nous proposions à un partenaire de nous rejoindre, on ne demandait pas simplement de l’argent, on proposait une petite stratégie de communication. Enfin, la troisième raison est plus personnelle : j’adore les voitures. C’était l’occasion de toucher à cet univers-là, à la mécanique. C’était l’occasion rêvée de s’occuper d’une voiture, parce qu’il faut la préparer, la connaître, en cas de problème dans le désert, cela peut nous aider. S’occuper de cette 4L était forcément un projet qui allait me booster. 

 

Un mot sur cette voiture avec laquelle vous allez traverser le désert marocain.

On voulait partir sur une voiture « saine », mais nous sommes tombés sur une 4L qui était tout le contraire. Le châssis était troué, camouflé, il y avait des trous recouverts avec des plaques d’aluminium… Nous avons fait un travail énorme. En fait, nous l’avons retapée de A à Z. On travaille sur ce projet depuis le mois d’avril 2017 et sur la 4L depuis plus de six mois. Je m’y suis attachée, j’ai le sentiment qu’elle me ressemble. 

 

Pour participer à cette aventure, vous avez trouvé beaucoup d’argent ?

Nous avions un budget prévisionnel de 10 000 euros. Nous avons eu la chance d’en réunir 12 500, ce qui nous a permis de restaurer la voiture et de faire face aux imprévus. Du coup, nous avons une voiture très bien préparée.

 

À quelques jours du départ, comment vous sentez-vous ?

Nous sommes stressés. On regarde les roadbook que l’on a déjà reçu, et l’on se dit que ça sera compliqué. On a du mal à s’imaginer comment nous allons faire, mais, en même temps, nous sommes impatients, on compte les jours. Il va falloir faire preuve de sang-froid pour gérer les situations difficiles, il faudra réfléchir, faire attention, ce n’est pas rien, on sera très loin de chez nous, dans des endroits que nous ne connaissons pas, avec une vieille voiture… On se dit qu’il y a beaucoup de risques, mais on se dit aussi que nous allons faire quelque chose de super, dans des paysages magnifiques.   


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