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Neuen Acker, un champ innovant


Entre Schirrhein et Oberhoffen, une parcelle sert de test pour une nouvelle technique d’épandage. Cette expérimentation, menée dans le cadre européen, vise à trouver un équilibre entre agriculture et préservation de l’environnement.

 

L'épandage peut-il être moins polluant ? C’est l’une des questions posées par Interreg, un programme européen visant à promouvoir la coopération entre les régions et à développer des solutions communes respectueuses de l’environnement. Afin d’y apporter des éléments de réponse, des expérimentations sont actuellement menées en France, en Allemagne et en Suisse ; l’une d’elle vient de débuter en Alsace du Nord, sur la parcelle « neuen Acker » entre Schirrhein et le camp d’Oberhoffen. 

 

Nouvelle technique d’épandage par infiltration

« Le problème, c’est qu’avec l’épandage normal, quand on jette l’engrais par au-dessus, il est sous une forme ammoniacale qui peut se transformer en gaz et s’échapper dans l’air » analyse Christian Schott, conseiller municipal à Schirrhein et élu à la Chambre d’Agriculture d’Alsace.
« Nous allons donc tester un nouveau matériel: un enfouisseur, qui se trouve à 15 cm de profondeur, diffusera l’engrais directement dans le sol, permettant de réduire les pertes dans les airs et ainsi la pollution. On appelle cela la méthode Cultan ». 

 

« De plus, l’engrais et le fumier contiennent des nitrates – potassium, calcium et différents minéraux – dont les plantes ont besoin pour pousser, mais qui peuvent s’infiltrer dans la nappe phréatique » ajoute l’agriculteur. Thomas Munch, technicien à l’institut du végétal Arvalis, et Olivier Rapp, conseiller érosion à la Chambre d’Agriculture, ont donc creusé des saignées dans le sol, et y ont installé des bougies poreuses à têtes en céramique. « Elles permettront de mesurer la quantité d’eau infiltrée, ainsi que la quantité de nitrates présente ». 

 

Schirrhein choisi pour son sol sableux

L’objectif est ici d’adapter la quantité d’engrais utilisée en fonction de la qualité du sol. « J’ai proposé ma parcelle pour cette expérimentation, car ici à Schirrhein, le sol est particulier : il est sablonneux, c’est-à-dire qu’il filtre, il ne retient pas l’eau de pluie », décrit Christian Schott. « D’autres tests vont être effectués dans des terres limoneuses plus collantes, qui retiennent jusqu’à 4 fois plus d’eau infiltrée, et dans des terres argileuses, pour que toute la gamme des sols de notre région soit observée ».

 

Cette étude devrait durer 3 ans. Les premiers prélèvements commenceront en avril, lorsque l’agriculteur schirrheinois sèmera du maïs, et se poursuivront jusqu’à la récolte, en octobre, puis recommenceront lors de la culture suivante. A la fin de l’année, une synthèse sera transmise aux agriculteurs et conseillers agricoles des 3 pays concernés. Pour Christian Schott, engagé depuis 30 ans dans une démarche quotidienne de culture raisonnée,
« il est essentiel de chercher à réduire l’impact de l’agriculture sur l’environnement, mais aussi de faire savoir aux autres agriculteurs ce qu’on a appris, afin de changer, petit à petit, les mentalités ».  


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