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Musée de la batellerie : à l’abordage


A Offendorf, une péniche de type Freycinet de 1931, ayant appartenu à une famille du village, abrite aujourd’hui 

un musée atypique et réouvre ses portes au public à partir du 1er mai.

 

En 1960, à Offendorf, environ 600 personnes exerçaient le métier de batelier. Aujourd’hui, ils ne sont plus que
3 couples à vivre de cette activité. Pour préserver l’histoire et la culture du village, en 2001, un musée a été créé sur une péniche rebaptisée Cabro, du nom de l’association gérant ce lieu : le Cercle Amical des Bateliers Réunis d’Offendorf.

 

Voyage à travers le temps

Pendant des siècles, Offendorf a été une cité de bateliers. L’activité, attestée dès le 16e siècle, a atteint son apogée en 1960. Puis la route et le chemin de fer ont, petit à petit, eu raison de son essor.

 

Mais la péniche-musée est là pour témoigner de ce passé glorieux.Le public peut visiter la cale, la salle des machines, le logement, la timonerie et le lieu d’exposition. Celui-ci contient des photos, des maquettes et divers objets utilisés à l’époque.

 

Sur place, d’anciens bateliers sont là pour répondre aux questions, expliquerles différents types de noeuds ou    
 de bateaux, parler des traditions religieuses...

 

Raymond Friedmann, Président de l’association, a aussi beaucoup de souvenirs à raconter.«Dans le temps, on naviguait au Nord de la Belgique, à Paris, au Havre, à Bâle et en Allemagne. Il y avait beaucoup de marchandises à transporter au milieu des années 70, comme des céréales ou de l’acier. Mon père et mon grand-père naviguaient déjà. Je fais partie de la 3e génération».

 

Une maison sur l’eau

Raymond Friedmann ne voyageait pas seul. 

 

Toute la famille était à bord de la péniche. Lorsque la cale était vide, elle servait de grande salle de jeux à ses deux filles. «Jusqu’à leurs 6/7 ans, elles étaient toujours avec nous, car l’école n’était pas encore obligatoire pour elles. Puis, comme moi à leur âge, elles sont allées dans un internat à Strasbourg, réservé aux enfants de bateliers et de forains ».

 

Une fois à la retraite, les bateliers quittent leur bateau pour s’installer dans une maison plus classique, mais presque tous ont envie de continuer à naviguer. 

 

« Nous avons du mal à débarquer. Où que nous soyons, nous nous repérons toujours par rapport à l’eau. Un marin ne dépose jamais son sac à terre !» .  


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