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Matskat, thérapie scénique


Tout le monde se souvient de son interprétation remarquée de «Don’t worry, be happy» de Bobby McFerrin, lors de l’émission « The Voice » en 2013. Depuis, Matskat a écrit et enregistré son premier album, en prenant son temps, avec sa famille artistique. D’abord musicien, violon classique, jazz, manouche, guitare, mandoline, oud et une médaille de conservatoire, Matskat s’est mué petit à petit en chanteur et propose un disque survitaminé aux accents de jazz et de musique du monde, car celui qui fait aussi partie de la troupe de la Revue Scoute, ne connaît pas de limites, pas de frontière, juste des envies de mélanges et de liberté. « Matskathérapie » en est la preuve « vivante ». Attention, Matskat déboule en Alsace du Nord. 

  

Cet été, vous serez le 8 août au Festival Au grès du Jazz de La Petite-Pierre dans une création et le 17 août sur la scène du Festival Summerlied, dans la forêt d’Ohlungen.

Je jouerai des titres de mon album, mais aussi de petites surprises en alsacien, car c’est aussi la force du festival, de défendre le dialecte. J’ai fait beaucoup de choses pour Summerlied ; il y a quatre ans, une création complètement incroyable, nous étions presque une vingtaine sur scène, avec des danseuses, Virginie Schaeffer, Di Mauro Swing, Patricia Weller, Cathy Bernecker et d’autres dans une histoire écrite par Raphaël Scheer. J’avais composé des musiques avec mon équipe. Je me souviens aussi de la première partie de Stéphane Eicher quelques années plus tôt. C’est un endroit que j’aime beaucoup, ceux qui ne connaissent pas encore ne s’imaginent pas à quel point c’est fabuleux, pour toute la famille en plus, avec beaucoup de choses pour les enfants.

 

Cet album, Matskathérapie est un tournant pour vous ?

Oui, c’était un rêve de gamin de sortir un premier album avec des chansons que j’ai vraiment concoctées, en prenant le temps de chercher, de créer, en travaillant avec une équipe que j’adore. Ce disque est enfin sorti, il est disponible à la Fnac, ça aussi c’était un rêve de gamin. Le single passe sur une soixantaine de radios en France, nous avons un beau partenariat avec France Bleu Alsace.

 

Matskathérapie est né de votre rencontre avec Michel-Yves Kochmann, le directeur musical et guitariste d’Alain Souchon.

C’est une belle rencontre. D’abord il y a eu le travail avec mon équipe rapprochée, Mathieu Zirn, Grégory Ott et Jean-François Untrau et puis cette belle collaboration avec Michel-Yves Kochmann. C’était un regard extérieur essentiel. Je suis un improvisateur, on m’a souvent proposé d’être le soliste, l’électron libre et là, il fallait chanter, simplement chanter, aller à l’essence même des chansons. L’album, c’est vraiment autre chose que le live. C’était très intéressant de travailler avec quelqu’un qui a ce recul-là et qui me disait: « ce qui me plaît c’est quand tu chantes simplement, en fait. »  Après, c’était à moi de retrouver l’équilibre de la folie naturelle qui m’anime. J’aime toujours les mélanges, les styles différents qui passent par le filtre Matskat. J’aime bien faire ma petite cuisine, le but étant plus que jamais le partage. 

 

Il y a eu un gros travail sur la voix notamment, elle semble beaucoup plus mature ?

C’est ça. J’ai mis longtemps à m’assumer en tant que chanteur, car au départ, je suis vraiment instrumentiste. Il a fallu toute une période de recherches pour trouver un style. On a eu du temps pour cela et c’est l’un des aspects positifs de The Voice, car, comme les gens m’ont reconnu par la voix, je me suis rendu compte que je n’avais pas besoin d’en faire trop, moi qui avais toujours peur de proposer quelque chose de trop plat, de pas assez original. 


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