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Le plus beau des manèges


Jeudi, Anthony Kavanagh sera sur la scène de la MAC de Bischwiller avec son dernier spectacle « Showman ». 

L’humoriste de 49 ans, dont 29 sur scène, accepte de se livrer, entre rires et émotions. 

 

Maxi Flash : Votre spectacle démarre d’une manière plutôt inattendue…

Anthony Kavanagh : Il commence par ma mort, sur scène. Je me réveille dans une salle d’attente et je réalise que les spectateurs sont des âmes qui vont s’incarner pour la 1ère fois. Je sais ce qui vous attend : vous allez devenir humain ! C’est le plus beau show de l’univers, et je vais vous filer des tuyaux, vous dire ce qui m’est arrivé en bas pour vous aider pour votre séjour sur terre. Je parle de ma vie, de mon métier, des joies et des peines, de la montagne russe qu’est la vie ! C’est un spectacle d’humour et d’amour, je fais rire les gens 5 minutes pour qu’ils me donnent le droit d’être sérieux pendant
30 secondes. Je veux que les gens rigolent mais sortent du spectacle avec autre chose, en disant wouah, la vie est belle, j’ai envie de la bouffer, de tenter des choses. Je me dévoile un peu plus, au fur et à mesure que le spectacle avance, le showman retire son habit de lumière pour laisser apparaître l’homme. C’est une sorte de strip-tease émotionnel, mais un strip-tease virtuel, au sens figuré, car sinon ça serait beaucoup plus cher ! (rires) 

 

Qu’est-ce qui vous a décidé à vous dévoiler davantage ? 

A chaque spectacle il faut se réinventer. Je n’avais pas envie de faire que des vannes, avec les années j’ai scindé ma personnalité, il y a l’homme public et l’homme privé, j’avais envie que les deux se rejoignent sur scène.

 

Quel est votre souvenir le plus mémorable ?

Quand on a préparé ce spectacle, j’étais en rodage à Avignon et lors d’une représentation tout a lâché : plus d’électricité, plus de clim, 42°C dehors, une alarme retentissait dans tout le théâtre, les gens sont sortis parce qu’on pensait qu’il y avait le feu, après ils sont re-rentrés, j’avais juste la lumière de secours et plus de son. J’ai dit je joue quand même, à l’ancienne, sans micro. Quand j’avais des effets de sons préenregistrés je leur expliquais, on faisait la musique ensemble, ça a été une expérience extraordinaire, un très grand moment de totale osmose avec le public. Ils sont restés jusqu’à la fin avec moi, ils ont été compréhensifs, ils se sont levés deux fois, c’était touchant, émouvant, grandiose. C’est aussi pour ça qu’on fait ce métier, pour vivre ces émotions fortes, quand tu es humoriste tu es un commando, il faut sortir de sa zone de confort et là il y avait zéro confort.

Sinon, ma 1ère scène à 14 ans, qui m’a donné envie de faire ce métier, mes 30 ans à l’Olympia, mon 1er grand gala Juste pour Rire, les premières fois où je suis monté sur scène en anglais en 1ère partie de Céline Dion… 

 

Selon vous, qu’est-ce qui fait votre charme en France ? 

Quand je suis arrivé en France, j’avais une façon différente de faire du One-Man, je mélangeais les genres, avec du bruitage, des sons, beaucoup d’éclairage, je chantais… On ne voyait pas cela en humour, ça plaisait. Et puis c’était bizarre pour les Français de voir un Québécois noir avec des locks et un nom irlandais, j’étais un ovni !

 

Vous dites que la vie est le plus beau des manèges. Quelle est la chose la plus importante qu’elle vous ait appris ? 

Qu’elle est fragile et que c’est un cadeau. Il ne faut pas la prendre pour acquis. Qu’elle est belle, violente, douce. C’est un écho, elle nous renvoie tout ce qu’on lui donne, que ce soit en pensée, en parole, en geste. Il faut en profiter, j’ai la chance d’être encore là, il faut être reconnaissant. 

 

Que peut-on vous souhaiter dans une autre vie ?

Déjà si j’en ai une autre c’est cool ! J’aimerais bien garder les leçons de cette vie, et aller plus loin dans la prochaine, être encore plus heureux. Et continuer la scène, pourquoi pas, ou sinon combattre le crime, déguisé, dans les rues de Bischwiller ! (rires)  


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