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La ruralité en danger ?


À Oberbronn, les parents d’élèves se mobilisent contre la fermeture d’une classe à la rentrée prochaine. Manifestations et blocages de l’entrée de l’école se succèdent avant la décision finale du directeur académique le 14 juin prochain.

 

Le 15 février dernier, le directeur académique annonçait la fermeture d’une classe à l’école maternelle d’Oberbronn. 

 

À la prochaine rentrée scolaire, une seule classe, toutes sections confondues, devrait accueillir 36 élèves dont 2 enfants en situation de handicap et 19 nouveaux arrivants âgés de 3 ans. Pour l’encadrement : une institutrice, une ATSEM et 2 assistantes à la vie scolaire rattachées aux enfants en situation de handicap. 

 

Les écoliers ne sont pas des sardines

Les parents d’élèves s’inquiètent des conditions d’accueil réservées aux petits et déploient de nombreux moyens pour le maintien de la classe. Pour eux, un tel effectif ne permet pas d’accéder à des conditions d’enseignement optimales. Ils pointent du doigt l’avenir des écoliers. Face à cette décision, les craintes sont nombreuses : manque de place pour les enfants, problèmes de sécurité, moyens diminués et un personnel difficilement disponible face à un nombre d’élèves important. 

 

« Nous ne pouvons pas accepter que nos enfants soient considérés comme des chiffres et encore moins que nos 2 enfants en situation de handicap, ayant déjà assez de difficultés à gérer le quotidien, ne soient pas pris en compte. Si on y ajoute une classe surchargée nous nous demandons où est l’égalité des chances ? Nos enfants ne sont pas des sardines ! » affirme Fabienne, parent d’élève.

 

Les opérations de mobilisation se multiplient. Le 18 mai a eu lieu la 1ère  manifestation devant l’école, soutenue par Frédéric Reiss, Député de la circonscription, et la municipalité. Elle a réuni de nombreux habitants. D’autres actions ont suivi. Jeudi 31 mai et mardi 5 juin : blocage de l’entrée de l’école, vendredi 8 juin : nouvelle manifestation.

 

Cette semaine, lundi 11 juin : école morte et jeudi 14 juin : occupation de l’école dans l’attente de la décision du directeur académique. 

 

Les communes rurales sont elles en train de perdre leurs écoles ?

Car c’est bien une décision parmi tant d’autres aujourd’hui. Les Regroupements Pédagogiques Intercommunaux (RPI) sont-ils la solution ? 

 

Un trajet en bus jusqu’à une commune voisine, un frein pour l’installation des couples avec enfants car l’attractivité d’une école dans le village pèse dans le choix du lieu d’habitation. Mais aussi un manque de vitalité pour la commune et, bien sûr, son histoire qui fout le camp.  


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