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La rentrée des classes


C’est déjà la rentrée !  

Qui entraîne avec elle son lot de changements divers dont élèves, enseignants et parents sont désormais coutumiers. Mais concrètement, que nous réserve l’année 2018-2019 pour les enfants scolarisés de la maternelle au lycée ? Il est grand temps de faire le point et de trouver, peut-être, d’autres alternatives. 

 

Le classique, ce n’est pas si mal ?

 

Parmi les changements que Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation Nationale, souhaite apporter pour cette nouvelle année figure un retour aux bases de l’enseignement dans la plupart des matières. Ainsi, le ministre demande aux professeurs d’organiser une dictée par jour, dès le CP, ainsi qu’un retour au calcul pour les enfants, dès leur entrée à l’école primaire, où ils devront comprendre et intégrer les quatre opérations mathématiques : l’addition, la soustraction, la multiplication et la division. 

 

Quant au COD et au COI, dont l’enseignement avait été abandonné au profit du prédicat, ils figurent à nouveau au programme des cours de grammaire. L’accent est mis également sur la littérature, puisque le Conseil Supérieur des Programmes prévoit désormais la lecture de cinq à dix œuvres au moins, par an et par classe. 

 

Autre souhait du Ministre de l’Éducation Nationale : l’apprentissage du respect d’autrui dans le cadre des cours d’éducation civique. Toujours dans ce domaine, à partir du CE2, les élèves devront quant à eux maîtriser le premier couplet de la Marseillaise. Il est à parier que la Coupe du Monde leur aura déjà permis de réviser tout l’été !

 

Semaine de quatre jours… 

le retour

 

Après d’innombrables débats et des formules un peu à la carte en fonction des zones, des académies et même des établissements, la rentrée 2018 a pour mot d’ordre un retour officiel à la fameuse semaine de quatre jours. 

 

L’harmonisation de ce rythme scolaire n’est pas encore totale, puisque les textes qui la définissent se veulent plus souples, permettant ainsi aux communes de choisir leur formule. Ce qui est sûr en revanche, c’est que les nouvelles activités périscolaires disparaissent, au profit d’horaires plus classiques : partout en France, la cloche sonnera la fin des cours entre 16h et 16h30 les lundi, mardi, jeudi et vendredi.

 

«Je suis pour une coupure en milieu de semaine, cela permet aux enfants de récupérer et de faire une activité sportive l’après-midi et aux associations de pouvoir continuer à proposer des activités. Par ailleurs, les parents ne peuvent pas s’adapter et adapter leur travail en claquant des doigts, il faut arrêter de réformer et défaire peu de temps après !» nous confie Elisabeth de Haguenau.

 

Le «Plan Mercredi»

 

Les communes qui choisissent de repasser à la semaine des quatre jours se retrouvent confrontées au problème de la garde des enfants les mercredis. Un casse-tête que Jean-Michel Blanquer promet de résoudre grâce à son «Plan Mercredi», un dispositif qu’il a présenté le 20  juin 2018 au côté de Françoise Nyssen, Ministre de la Culture, et Laura Flessel, Ministre des Sports. Ce projet prévoit une offre périscolaire et des loisirs éducatifs de qualité pour les enfants, de la maternelle au CM2, qui pourront bénéficier d’un accès à la culture et au sport, encadrés par des personnels qualifiés. 

 

Des associations sportives, des musées, ou encore des structures pédagogiques seront mis au service des collectivités, pour la plus grande satisfaction des enseignants, qui sont pour la plupart très favorables à ce retour à la semaine de quatre jours. Il en va parfois tout autrement pour les parents, qui ont pris le pli de la semaine de quatre jours et demi et doivent repenser l’organisation de leur semaine, avec un mercredi entier à gérer pour leurs rejetons. Ça tombe bien : le «Plan Mercredi» est là pour ça !

 

Classes «light»

 

Dans les établissements du réseau d’éducation prioritaire, les effectifs des classes de CP et de CE1 seront allégés, pour atteindre un maximum de 12 élèves par classe. 

 

Un véritable dédoublement qui a pour objectif de pouvoir personnaliser au maximum l’enseignement dans ces classes, principalement composées d’enfants issus de quartiers défavorisés.

 

En musique !

 

C’est dans une ambiance musicale que seront accueillis les élèves, des écoles primaires jusqu’au lycée. Cette expérience, éprouvée et approuvée lors de la rentrée des classes de 2017, est reconduite cette année. 

 

On le sait : la musique adoucit les mœurs. Espérons qu’elle saura aussi réchauffer les cœurs. 

Un bac tout neuf

 

Le diplôme du baccalauréat se refait lui aussi une beauté, avec une grande première : l’introduction du contrôle continu dans le calcul des points pour valider son examen. Le bac nouvelle formule pourrait ne contenir que quatre matières obligatoires, pour une mise en application lors de l’examen de 2021, et en vigueur dès la rentrée 2018 pour les élèves qui entrent en seconde.

 

L’internat revisité

 

Pour cette rentrée, le Ministre de l’Éducation Nationale n’oublie pas les populations rurales : il met en place des «internats liberté», qui proposent d’ores et déjà 36 000 places d’hébergement dès septembre 2018 à des élèves qui vivent dans des zones isolées du territoire français. Des internats plus modernes qui devront allier «vigueur et bonheur», comme l’a précisé Jean-Michel Blanquer.

 

Aïe Phone !

 

Et l’on n’oublie pas, bien entendu, LA grande nouvelle de cette rentrée, qui est loin de ravir tous les élèves : le téléphone portable est IN-TER-DIT ! Une mesure radicale voulue par le président lui-même et à laquelle il faudra se plier, sous peine de sanctions. Emmanuel Macron affiche ainsi sa volonté de voir les élèves se concentrer davantage durant les cours, sans être sans arrêt sollicités et voir leur attention détournée par un usage intempestif de leur téléphone. Mais là encore, une certaine souplesse est de mise puisque l’usage des smartphones et des tablettes restera autorisé… dans le strict cadre pédagogique. 

 

«Je trouve qu’interdire les téléphones au collège est une bonne initiative. Ça permettra aux ados de décrocher de l’écran. A la récré, les élèves communiqueront entre eux de vive voix et en cours ils étudieront et écouteront leur professeur au lieu de regarder leur smartphone. Il faudra juste trouver la solution avec l’établissement pour prévenir les parents lors d’un changement dans l’emploi du temps ou de l’absence d’un prof.» s’exprime Noémie de Soultz-/s-Forêts

 

École alternative à Gries

 

Pour les parents qui ne trouvent pas leur compte dans la forme actuelle et de plus en plus controversée de l’éducation nationale, une école Montessori vient d’ouvrir à Gries, « Les Roseaux », pour 40 enfants de 3 à 12 ans ! Un collectif de parents a monté l’école de ses rêves. Ce projet intègre d’autres enjeux : pouvoir d’achat, économie collaborative, vie citoyenne, engagement solidaire, l’ensemble forme une vraie aventure pédagogique et citoyenne, autour de valeurs fortes comme la bienveillance, l’autonomie, la coopération et l’ouverture. Le principe : une éducation respectueuse du rythme des enfants qui développent les mêmes savoirs et compétences que dans les écoles de l’éducation nationale, en s’appuyant sur leurs envies et leurs forces. 

 

La promesse est séduisante. L’ambition est de construire une association vivante, un véritable acteur local, sur le mode des Colibris, de privilégier le lien avec la nature en formant à la permaculture et à l’écologie, de donner une place aux langues et cultures régionales ou étrangères. C’est sans doute pour ces raisons que les écoles alternatives ont le vent en poupe ! Elles sont en plus en plus demandées par les familles, mais la plupart sont situées dans les grandes villes, elles sont souvent inaccessibles. À ce titre, le projet de Gries est remarquable, car un collectif de parents a travaillé depuis de nombreux mois pour ouvrir cette école, à deux minutes de la forêt, dans la nouvelle zone d’activités. Ce projet citoyen propose de nombreux services peu représentés sur une petite commune: école alternative, troc de compétences, achat groupé, ludothèque pédagogique, ateliers de formations, covoiturage. 

 

Il y a fort à parier que ce genre d’initiative se développera dans un futur proche.

 

Allez, hauts les cœurs, les vacances d’automne, c’est déjà pour le 20 octobre !  


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