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Gries : une école alternative


Au sein de la petite commune de Gries, une école alternative est sur le point de voir le jour. 

Dès la rentrée 2018, une quarantaine d’enfants de 3 à 12 ans intègreront les classes des Roseaux. 

 

Les Roseaux, c’est d’abord l’histoire d’un collectif de parents, tous portés par l’envie d’éduquer leurs enfants autour de 4 valeurs : la bienveillance, l’autonomie, la coopération et l’ouverture. 

L’année dernière, après s’être rencontrés en tant que parents d’élèves d’une école alternative, ils décident ensemble de monter leur propre projet pédagogique. 

 

Toute l’année, « nous nous sommes attelés à construire quelque chose qui nous ressemble » souligne Adeline Schwander, parent d’élève. « Il y a cette idée reçue que les écoles alternatives sont très fermées, c’est une image qu’on veut casser. Nous voulons former les enfants à la vie citoyenne, et les ouvrir sur le monde ». 

 

3 pédagogies principales

Cette école sera divisée en 2 classes. Les petits de 3 à 6 ans, et les grands de 6 à 12 ans. Elle va donc s’axer sur 3 pédagogies. « La pédagogie Montessori est celle de l’expérimentation, grâce à un matériel spécifique. Tout est basé sur le concret. Pour apprendre à écrire, les enfants passent par plusieurs étapes pour segmenter les difficultés ».  

 

La classe des petits sera également animée par la pédagogie Steiner-Waldorf. « Elle est basée sur la proximité avec la nature et laisse une grande place à l’imaginaire. Les enfants iront dans la forêt découvrir la faune et la flore.
Ils apprendront également des choses du quotidien : organiser des goûters, cuisiner, chanter... Il y a très peu d’images. Lorsqu’on leur raconte des histoires, ils peuvent s’imaginer leur propre prince ou princesse ». 

 

Célestin et Elise Freinet ont, eux, mis au point une pédagogie centrée sur l’enfant, qui bouleverse la vision de l’école. « Les élèves de primaire vont faire des recherches, lire des journaux, trouver des idées de sorties telles que des expositions et les organiser eux-mêmes. Ils intervieweront des artistes en préparant leurs questions, réaliseront un journal de l’école. Trouver des horaires de bus, découvrir les étapes par lesquelles ils doivent passer pour arriver à leurs objectifs tels que partir en vacances, par exemple. Le but est qu’ils s’entraident pour y parvenir. Ils apprendront même à régler des conflits entre eux grâce à des brevets de médiateurs » ajoute Adeline Schwander. 

 

« L’important pour nous est d’adapter l’école aux besoins de chaque enfant, de créer des conditions pour pouvoir rebondir si l’une ou l’autre pédagogie venait à ne pas convenir à l’un d’entre eux ».  

 

Un regard tourné vers l’enfant

Une équipe pédagogique de 2 enseignantes et 2 animateurs a été recrutée. « Nous sommes très contents de partager ce projet avec eux. Nous avions un fort niveau d’exigence. Ils sont tous compétents individuellement, et sont également animés par la dynamique d’équipe ».  

 L’école Les Roseaux respectera le socle de connaissances exigé par l’Education Nationale. 

« La différence avec une école classique, c’est que le regard est principalement tourné vers les enfants et non vers l’instituteur. Le but est aussi qu’ils deviennent des acteurs la vie locale, en participant à différentes actions ». 

 

« Nous souhaitons également rendre des services aux familles, qu’elles fassent partie de l’école ou non, en les faisant participer aux ateliers ou encore en leur permettant d’accéder à la bibliothèque. Nous ne croyons pas au côté « île » des écoles alternatives. Nous cherchons à créer beaucoup d’interactions. C’est un véritable projet collectif ».  

 

Une 1ère rentrée en septembre

L’école Les Roseaux ouvrira ses portes le 3 septembre, dans la Nouvelle Zone d’Activités de Gries. « Nous avons été très bien accueillis par le propriétaire de l’établissement et l’équipe municipale qui sont de véritables acteurs du projet ». 

 

Les inscriptions sont ouvertes, et les coûts ne devraient pas excéder 350€ par mois. « Il sera possible de faire baisser la facture par un engagement citoyen tel que des heures de bénévolat par exemple ». 

 

L’équipe se voit déjà construire un collège, plus tard. Mais en attendant, « les enfants qui sortent d’une école alternative s’intègrent tout aussi bien au collège que les autres enfants », conclut Adeline Schwander.  


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