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Grégory Obringer, l'envie d'y aller


Né à Sarreguemines en 1972, Gregory Obringer a repris l’enseigne L’Ours Blanc, avenue de Strasbourg à Brumath, il y a deux ans, avec son frère. Pour leur cuisine traditionnelle et entièrement faite maison, ils sont deux. Deux seulement pour faire tourner la baraque, deux seulement, mais Maîtres restaurateurs, deux et heureux de se lever tôt le matin pour un boulot qu’ils aiment. 

  

On commence avec quelques mots sur votre parcours avant de reprendre L’Ours Blanc ?

Quand j’étais jeune à Sarreguemines, j’avais 3 choix pour aller faire la fête : Sarrebruck, Metz et Strasbourg. L’offre à Strasbourg est plus grande, plus attirante. Après, j’ai fait une fac de biologie, mais « au secours ». Je n’étais pas assez mature pour les études, donc, je suis allez bosser. Puis, à 24 ans, je suis entré au Lycée hôtelier, 3 ans après j’en suis sorti diplômé. J’ai fait différents boulots : chef de réception à l’Hôtel Hilton puis Night manager, chef de réception dans l’Hôtel privé de Monsieur Hager à Obernai pendant un an et demi, la Villa Schmidt à Kehl, j’ai travaillé au Café de l’Opéra à Strasbourg, puis dans la vente à emporter, j’ai fait du risotto et des spaetzles. Ensuite, Les Brasseurs rue des veaux à Strasbourg. Dans ma vie, j’ai été chef de cuisine, serveur, j’ai travaillé dans l’événementiel, mais j’avais envie d’entreprendre depuis longtemps, j’avais envie d’y aller. Toutes ces expériences ont nourri mon savoir-faire et je me suis lancé, j’ai monté « mon » restaurant avec Éric, mon frère.

 

Pourquoi L’Ours Blanc ? 

Mon frère en avait entendu parler, je ne me sentais pas encore prêt pour une grande ville, on voulait plutôt faire notre petit trou, mettre en place notre savoir-faire tranquillement, et c’est ce que l’on a fait. Nous n’avons pas bouleversé complètement la carte, mais nous avons ajouté des recettes familiales. Quel bonheur de dire que nos recettes sont celles de notre grand-mère : la salade de pot-au-feu est servie tiède, on fait une vinaigrette avec du Melfor sur une salade verte, sans crudité comme en Moselle. La terrine maison est celle de mon père et je suis fier de dire que c’est « sa » recette. Je veux rester dans l’authentique et la tradition. On n’est pas là pour faire « bip-bip », on est là pour pérenniser un truc.

 

Et vous êtes même Maître restaurateur !

Oui, nous sommes entrés dans la « fraternelle » des maîtres cuisiniers d’Alsace, le seul label reconnu par l’État. Ce qui signifie que nous respectons un cahier des charges, nous travaillons les produits locaux, nous ne faisons pas de Coca-Cola par exemple, je préfère Elsass Cola, comme Meteor, Café Henri, les asperges du coin, on est locavore. Au niveau des vins aussi, j’essaye de trouver des petites perles, des petits vins de pays, je veux faire découvrir autre chose. Je ne m’adapte pas à mon visiteur, c’est le visiteur qui s’adapte à ma philosophie. C’est notre parti pris. On propose un plat parce qu’on a aimé le faire, on est dans le plaisir, dans le partage. Si c’est le cas, j’ai réussi mon boulot, c’est aussi simple que ça. Je veux réussir, pas financièrement, je veux être riche d’expériences et de rencontres. Ma richesse c’est ce que je vis avec ceux qui viennent manger dans mon restaurant, c’est ça qui m’intéresse. 

 

Ce projet a changé votre vie ?

Oui, il l’a même bouleversé, mais je n’ai jamais été aussi bien dans mes pompes. Avant, je vivais à 200 à l’heure. Maintenant c’est du 50 à l’heure, je regarde ce qu’il y a autour de moi.   


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