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Geisberg et le monument français au coq


Sur la colline du Geisberg ont eu lieu 4 grandes batailles entre 1705 et 1870. On y trouve plusieurs monuments en souvenir de celles-ci.

 

La colline du Geisberg, au sud-est de Wissembourg, est un lieu de promenade agréable, offrant une belle vue sur les vignobles. Mais cet endroit n’a pas toujours été aussi paisible. En témoignent les 3 monuments aux morts, 2 allemands et 1 français.

 

Une grande page d’Histoire

Quatre grandes batailles se sont déroulées sur cette colline : celle de 1705, pendant la guerre de succession d’Espagne, de 1744, pendant la guerre de succession d’Autriche, de 1793 sous la Révolution, et, la plus importante, celle du 4 août 1870. Il s’agissait de la 1ère bataille de la guerre franco-prussienne, opposant 8 000 hommes de la 2e Division d’Infanterie du Général Abel Douay (qui y trouva la mort) à 60 000 hommes de la IIIe Armée de Frédéric-Guillaume, Prince Royal de Prusse. La victoire prussienne, qui fit près de 4 000 morts, fut décisive pour le sort du Second Empire français.

 

Un monument français malmené

Auguste Spinner, né Wissembourg, a été un personnage marquant de l’Alsace du début du 20e siècle. A la fois peintre, décorateur, architecte, espion, journaliste, militaire, historien et fonctionnaire au service de la France, il eut l’idée, en 1906, d’édifier sur le Geisberg un monument pour toutes les batailles qui s’y sont déroulées.

 

Ce 1er monument français a pu être construit avec l’autorisation de Guillaume II. La statue d’une femme ailée, symbole du génie de la Patrie, était adossée à un obélisque. Un coq gaulois en bronze se trouvait au sommet. Des coiffes militaires en grès placées aux 4 angles rappelaient les conflits. Mais juste avant l’inauguration, en 1909, les Allemands exigèrent de les retirer.

 

L’inauguration de ce monument eut un succès inattendu : plus de 50 000 Alsaciens et Lorrains chantèrent la Marseillaise sous les yeux effarés des Allemands, démontrant ainsi leur esprit de revanche !

 

Mais en 1940, les nazis dynamitèrent le monument. « Seul subsistait le coq, que quelques courageux avaient subtilisé au nez et à la barbe des nazis pour le sortir de sa cachette à la Libération », précise Bernard Weigel, ancien archiviste de la mairie de Wissembourg. « Il fut alors brièvement exposé sur la place de la République, avant de venir coiffer le nouveau monument inauguré en 1960 ».

 

Sur ce dernier, version contemporaine du précédent, on retrouve gravées les dates des 4 conflits. Tous les ans, le 4 août, un hommage solennel est rendu aux combattants français du Geisberg.  


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