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Dan Leclaire, La boucherie, la magie et Dan Leclaire.


l’aube de ses 40 ans, l’ancien boucher charcutier et magicien de formation Dan Leclaire se souvient que, quand il était petit il voulait devenir chanteur d’opéra, plus précisément chantre de synagogue. C’était son truc. Il veut monter sur scène, c’est la révélation. Comment en est-il parvenu à écrire
« Mozart, la truite et Rabbi Jacob » un spectacle qu’il jouera le 7 avril au théâtre de Haguenau ? Réponse dans cet entretien.

 

Un mot sur la révélation de votre vie ?

J’ai renoué avec le chant synagogal et la musique sacrée. Je ne sais pas trop pourquoi, sans doute grâce à des rencontres. J’ai toujours été touché par la voix, le chant, le lyrique, je trouve que c’est magique. Une simple respiration, une voix, il y a de l’émotion, c’est incroyable. J’ai redécouvert cela et j’ai décidé d’écrire une pièce lyrique, « Mozart la truite et Rabbi Jacob ».

 

Que raconte-t-elle ?

L’histoire des grands compositeurs : Mozart, Mendelssohn, Schubert, Rossini, Offenbach, tous ces grands qui ont, à un moment ou à un autre, croisé des compositeurs juifs, partout dans le monde. Il est question de ces musiques absolument incroyables qui ont inspiré de grands opéras, ou du contraire, de grands opéras inspirés par la musique liturgique. C’est cela que je raconte en musique et avec humour, avec une troupe de professionnels : soprano, mezzo-soprano, baryton basse et un pianiste. On raconte des histoires comme celle des « Noces de Figaro » ; Mozart a collaboré avec un librettiste, Lorenzo da Ponte, qui était juif converti au catholicisme, personne ne le sait. J’ai cherché et j’ai trouvé les mêmes mots que ceux de l’entrée du Chabbat, alors j’ai mis la musique de Mozart sur un texte de la liturgie juive. Tout est comme ça dans ce spectacle. À un moment, on parle de Rabbi Jacob, il y a une surprise, mais je ne peux pas tout dévoiler.

 

Comment ce spectacle est arrivé sur scène ?

J’avais déjà joué une première fois, dans la salle du Munsterhof à Strasbourg, devant une cinquantaine de personnes ravies. Je suis sorti de scène, il était 23h30, je suis allé directement à la Choucrouterie, pour voir Roger Siffer. Je lui ai dit : « Roger, j’ai un super projet, je ne sais pas comment ça s’appelle, combien de temps ça dure, mais je sais que ça va cartonner. Deux mois plus tard, nous étions programmés pour cinq dates, on en a fait sept. Depuis, nous avons joué à Paris et adaptée le spectacle aux entreprises, car c’est mon job principal de décrypter les arts en général à travers une entreprise et le management.

 

Cela a l’air de vous rendre tellement heureux, comme si vous aviez trouvé une mine d’or.

Oui, j’ai trouvé une mine d’or, mais intellectuelle, je peux la partager facilement. Dans la magie, il y a toujours une sorte de défiance qui dit « regarde ce que je fais, tu ne peux pas comprendre », même si j’ai toujours essayé de l’amener avec beaucoup de complicité. La voix, le chant, c’est quelque chose que tu partages, une émotion universelle. Cela me manquait énormément.

 

Pourquoi ?

J’ai dû planquer les choses pendant 25 ans. Et là, à l’aube de mes 40 ans, je viens de passer un cycle, je suis beaucoup plus discret qu’avant. Je montre moins de choses, mais je le montre pleinement. Je choisis. Tout est vrai, je ne vis plus dans un décor de cinéma, c’est de l’authenticité pure et dure.

 

Avez-vous des liens avec l’Alsace du Nord ?

Je suis né à Strasbourg, mais dans ma première vie, quand j’étais boucher charcutier traiteur, ma viande venait de la maison Muller. C’est dingue quand j’y pense. Je suis heureux de revenir à Haguenau le 7 avril.   


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