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Aurore Petit, Opus 67. Morceaux de vie.


Née en 1980 dans l’Essonne, Aurore Petit travaille pour Opus 67 depuis 15 ans. Il y a un peu plus d’un mois, elle est devenue responsable du secteur nord (Haguenau, Saverne, Niederbronn et Wissembourg) comprenant 3.600 logements sociaux. Rencontre avec une femme de cœur qui trace sa route avec l’idée maîtresse d’aider les autres. 

  

Pourquoi avez-vous accepté de venir travailler en Alsace du Nord ?

Sélestat c’était très bien, mais j’avais fait le tour de mon poste. Le secteur était créé, le réseau également. J’avais envie d’autre chose. Ma volonté est d’entreprendre, d’apporter ma patte. Ici, ça tourne, il y a beaucoup de choses qui sont en place, mais il y a aussi beaucoup à faire. Je me suis dit que c’était le moment d’apporter mes 15 ans d’expérience. Je connais bien le secteur, je me souviens du quartier Saint-Joseph de Haguenau qui a été réhabilité et qui est aujourd’hui apaisé avec plus de confort pour les habitants. Le cadre de vie s’est amélioré. C’est un bon exemple de réussite.

 

Améliorer les conditions de vie, c’est le rôle d’Opus 67 ? 

Oui, nous essayons d’améliorer les conditions de vie, mais pas que. Nous c’est le logement, il y aussi la culture, l’éducation. Opus s’inscrit dans ce tissu-là. Quand je vois l’évolution du quartier Saint-Joseph, je me dis que, par exemple, le quartier des Pins a non seulement besoin d’une réhabilitation, mais aussi d’une restructuration. C’est là qu’il va falloir que l’on soit accompagné par toutes les associations, les structures et les habitants. Il faut que les gens se réapproprient leur quartier, avec notre aide. Nous serons présents pour rafraîchir, pour remettre en conformité. Certains quartiers ont mauvaise réputation, mais il y a autre chose, autre chose qui doit dépasser les réputations. Je suis là depuis un mois et je constate que les actions menées par le Centre Socio-Culturel de Haguenau sont extraordinaires, que l’association Jeep fait un gros travail avec les jeunes, qu’il y a un jardin partagé, etc.
Ce que l’on entend sur ce quartier est à la marge par rapport à tout ce qui est fait derrière. 

 

Quelle est votre ambition ?

Mon ambition est de renforcer le dialogue et la concertation pour l’attribution des logements. Il est important de consulter nos partenaires, les associations, pour mieux loger et reloger, en connaissant mieux les problèmes de chacun. Nous sommes le seul bailleur à rencontrer systématiquement tous les candidats lors d’un entretien. On creuse, nous sortons les dossiers qui correspondent le mieux aux logements libres. On peut accomplir des miracles quand on est mieux accompagné, le logement est une base pour la suite. Je ne dis pas que c’est le pays des Bisounours et que l’on va tout régler en 3 ans, mais c’est le but. 

 

Qu’est-ce qui vous fait avancer dans la vie ?

L’inconnu. Le challenge qui en découle et la créativité…J’ai fait dix années de danse, j’ai fait les arts plastiques, de la scénographie, dans le cadre de mes études, en fait, rien à voir avec le logement social. Des accidents physiques et de vie m’ont obligée à laisser tomber et je suis arrivé dans le logement social par hasard. J’ai constaté que l’on vient dans ce milieu le plus souvent par hasard, le BTS HLM n’existe pas. Donc, vous avez dans ce secteur des gens qui ont trouvé leur voie. Je suis très heureuse quand les attributions se déroulent bien, quelqu’un qui fond en larmes au téléphone quand je dis « c’est bon, vous avez eu le logement » c’est une réussite, quelqu’un qui fond en larmes quand il me rend les clés en me disant que c’est toute sa vie qu’il laisse là, c’est émouvant. Je suis chargée d’une histoire, c’est quelque chose que je peux transmettre à ma famille, à mes amis. La vraie vie, c’est ça.   


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