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Anaïs Junger, beauté intérieure


Née en 1994 à Obernai (une partie de sa famille est originaire de Haguenau), Anaïs Junger est une jeune fille ambitieuse. Après avoir obtenu un diplôme de Designer Produits, elle poursuit de brillantes études en architecture intérieure à Paris. Pour gagner sa vie et financer l’école Camondo, elle travaille comme mannequin, pour les grandes marques comme L’Oréal ou Franck Provost, du haut niveau. Anaïs construit sa vie sur un rythme effréné, elle sait exactement ce qu’elle veut et où elle va, c’est une âme très bien « construite », comme le prouve cet entretien.

  

Pour vous, l’Alsacienne, Paris est un vrai choix ? 

Je suis dans la seule école qui propose un parcours en design et en architecture intérieure en même temps, pour devenir architecte et être capable de gérer « la grande et la petite échelle ». Diplômée bientôt, je travaillerai à Paris, mais je reviendrai en Alsace, car je n’envisage pas une vie de famille à Paris. Je suis carriériste, et je donne tout pour y arriver, mais c’est un gros sacrifice, j’ai terriblement souffert de quitter la région, l’Alsace me manque. Mais dans un premier temps, les opportunités professionnelles sont à Paris. Je vais prendre de l’expérience, et j’espère m’installer en Alsace dans les dix ans et, qui sait, ouvrir mon agence. 

 

Qu’est-ce qui vous a mis sur cette voie ? 

En Alsace en Nord, nous avons encore la chance de connaître des métiers, des artisanats, notamment dans le bois ; j’ai grandi dans une famille de manuels, depuis toute petite je bricole beaucoup, j’ai toujours voulu travailler sur les chantiers, travailler avec mes mains, même s’il est très compliqué de s’en sortir dans ces métiers-là. J’ai eu besoin d’aller voir sur le terrain, d’apprendre et j’ai eu la chance de passer du temps aux côtés d’un ébéniste, Sébastien Frey  (Rêves de Bois). Aujourd’hui, dans les stages que je mène, il y a un lien fort avec l’artisanat, c’est en moi depuis bien longtemps. J’ai travaillé pour Hermès, pour Cartier. Pour ces marques, l’artisanat est très présent, c’est du sur-mesure, des matériaux nobles. Pour moi, c’est autant d’expériences professionnelles axées sur l’artisanat de luxe, ces métiers manuels qui m’animent depuis toute petite.

 

Votre emploi du temps est très chargé, je crois…

Oui. Cet été je suis entre Annecy et Venise, à l’agence Auvray pour monter l’évènement Homo Faber qui accueille en Italie les maisons d’artisans les plus prestigieuses (Cartier, Chanel, Mont Blanc, Hermès). Je me donne au maximum, parfois, je repousse mes limites…

 

Et vous menez parallèlement une belle carrière de mannequin ?

Oui, même si la majorité des filles ont des mensurations beaucoup plus adaptées que moi, mais sur Paris, il y a énormément de contrats, énormément de demandes. Avec mes études, c’est de moins en moins évident, mais j’essaye de rester la plus pro possible, quand je m’engage à être présente, je le suis. J’ai été à la bonne école en Alsace.

 

C’est assez loin de vos ambitions professionnelles. Pourquoi faites-vous cela ?

J’ai atterri dans ce milieu complètement par hasard. Adolescente, j’étais très complexée, introvertie et timide, première de la classe, mais très mal dans sa peau. On m’a offert une séance chez un photographe ami de la famille, j’étais très mal à l’aise, mais les photos ont circulé sur Facebook et j’ai été contacté par d’autres photographes. Un jour, l’un d’eux m’a emmené aux Strasbourg Fashion Days, on m’a proposé de participer. C’est l’amorce et le tremplin dans le milieu du mannequinat. C’est arrivé au bon moment dans ma vie, c’était une bonne thérapie. J’ai beaucoup gagné en confiance, en maturité. Aujourd’hui, ce travail finance des études qui me coûtent très cher, il est aussi valorisant, même si, à plus grande échelle, cela peut devenir malsain.   


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