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Alain Di Rocco, De passage


52 ans, d’origine italienne par son père et lorraine par sa mère, Alain Di Rocco est né dans la banlieue parisienne. Il travaille dans l’électroménager, mais sa passion est l’écriture. Il s’intéresse surtout au cinquième siècle, au passage entre la Gaule et la France. Déjà auteur d’un autre livre sur Strasbourg, il y a trois ans, il publie en 2018 « Année 451, la victoire de l’Occident » dont l’un des passages essentiels se déroule en Alsace du Nord. Un ouvrage que vous pouvez commander, par exemple, à la Maison de la presse de Haguenau.

  

Comment est née votre passion pour cette partie assez méconnue de l’histoire ? 

Avant 20 ans, je m’intéressais plutôt aux voyages et à la géographie, mais grâce à mes périples, et avec mes origines aussi, j’ai commencé à me pencher sur l’Empire romain. Je voulais savoir comment sont nés les États comme la France, l’Italie ou l’Allemagne, sur les ruines de l’Empire romain. De fil en aiguille, j’ai commencé à lire sur le sujet, à faire des recherches en bibliothèque, à visiter systématiquement tous les musées gallo-romains dans les villes de province et j’ai commencé à écrire sur le sujet. Le cinquième siècle est très peu connu, car il y a très peu d’écrits. Quand je suis tombé sur les invasions des Huns d’Attila (le souverain des Huns), je me suis dit que c’était un sujet intéressant pour montrer comment l’ancienne Gaule est devenue la France, comment est-on passé d’un empire latin à un monde médiéval. J’essaye de montrer ce passage entre ces deux mondes. 

 

Comment résumer votre nouvel ouvrage «Année 451, la victoire de l’occident » ?

Dans les grandes lignes, c’est le passage entre l’Antiquité et le Moyen Âge. Il retrace les événements de la bataille opposant Attila aux populations du pays gallo-romain. L’un des épisodes essentiels se déroule en Alsace du Nord, lors de la retraite d’Attila et du passage du Rhin. Quelque part entre Haguenau et Strasbourg. L’Alsace du Nord sera la dernière région de la Gaule romaine qui verra s’éloigner à tout jamais les hordes attilaniennes. Peu de gens connaissent cette partie de l’histoire. 

 

L’Alsace a toujours été très convoitée ?

Oui, car c’était un petit peu la vitrine de la Gaule gallo-romaine vis-à-vis des Germains qui étaient de l’autre côté du Rhin. Elle a toujours été enviée, c’était une terre de passages et de convoitises. 

 

Vous évoquez Brumath également dans ce livre ?

Oui. C’est l’une des plus anciennes villes d’Alsace, il y avait pas mal de voies romaines qui arrivaient jusqu’à Brumath. C’était un centre important, plus ancien que les Romains puisqu’il y avait les tribus gauloises qui étaient déjà installées dans ce secteur. J’aime beaucoup parler de tout cela, car c’est notre histoire de France, c’est l’histoire de toutes nos régions.

 

Venez-vous régulièrement dans la région ?

J’aime beaucoup voyager dans le Grand Est oui, je vais beaucoup en Lorraine également. Je m’intéresse à toutes les voies romaines, que ce soit en Alsace, en Lorraine ou en Champagne. Certaines grandes routes françaises sont tracées sur les anciennes voies romaines. C’était un monde très puissant, il faut savoir que si les Romains ne nous avaient pas envahis, on parlerait une langue proche du breton et notre civilisation serait tout autre. Des chefs comme Clovis ou Charlemagne ont adopté le latin à leur cour, le droit est dérivé du droit romain, etc. Cinq siècles d’empire romain ont totalement transformé beaucoup de pays, dont la France.  


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