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50 ans que le Bas-Rhin se ligue !


Née il y a un siècle, la Ligue contre le cancer s’appuie sur 103 comités départementaux. Focus sur celui du Bas-Rhin, qui fête cette année ses 50 ans d’existence.

  

Soutien aux malades et à leurs proches, financement de la recherche, sensibilisation et prévention : la Ligue contre le cancer lutte sur tous les fronts, et cela depuis 100 ans. 

 

C’est Justin Godart, descendant d’une famille protestante d’Alsace, homme politique rhodanien et sous-secrétaire d’Etat au service de santé, qui fonde la Ligue franco-anglo-américaine contre le cancer, le 14 mars 1918. L’association est reconnue d’utilité publique dès 1920.

 

Dans les années suivantes, naissent les 1ers comités départementaux. Cette présence sur le terrain s’étend et passe aujourd’hui par 103 comités départementaux, organisés en Fédération.   

Mais la Ligue, c’est aussi un vaste élan de solidarité populaire, qui rassemble près de 64 000 adhérents et 13 800 bénévoles. L’association possède même, depuis 2002, sa propre école de formation pour disposer de personnels compétents.

 

Elle est également tournée vers la coopération internationale. C’est la Ligue française qui a fondé, dès 1935, l’Union internationale contre le cancer, présente au sein de plus de 155 pays ; mais aussi l’Alliance des ligues africaines et méditerranéennes contre le cancer (ALIAM), qui rassemble
72 associations dans 22 pays francophones. La Ligue est également membre de l’association des ligues européennes contre le cancer, créée en 1980.

Elle prend son nom définitif de Ligue nationale contre le cancer en 1992.

 

Le Comité du Bas-Rhin

Le comité du Bas-Rhin de la Ligue contre le cancer est né en 1968, à l’initiative d’un groupement de médecins et de personnes travaillant dans le social. Son 1er Président est Georges Muller, alors Directeur Général d’ÉS (Électricité Strasbourg).

 

Les « Ligueurs » bas-rhinois sont aujourd’hui une grande famille. « Le comité se compose de 97 bénévoles de terrain, et de
26 administrateurs bénévoles au Conseil d’administration »
, indique Pascale Blaise, membre du comité depuis 30 ans et actuelle directrice. « Nous sommes également une équipe de 13 salariés, car nous avons besoin de professionnels, par exemple pour le soutien psychologique ».  

 

Chaque comité départemental est dirigé par un Président bénévole, élu pour 3 ans par le Conseil d’administration, dont les membres sont élus pour 6 ans.

Le dernier changement de présidence s’est déroulé en 2014, lorsqu’après 13 ans de service, le Dr Jean-Claude Janser, ancien chirurgien-oncologue au Centre régional de lutte contre le cancer Paul-Strauss à Strasbourg, passe le relais à Gilbert Schneider. 

 

Ce dernier, ancien cadre du Gaz de Strasbourg, milite pour la Ligue depuis presque 30 ans. Il a par exemple permis, en 1989, de récolter 22 millions de francs pour équiper le centre Paul-Strauss d’un appareil de radiothérapie nouvelle génération.

 

Cela fait 50 ans cette année que le comité du Bas-Rhin s’investit dans la lutte contre le cancer. « Malgré une légère baisse des dons et legs » – 1 505 469 € en 2017 – « qui est générale dans le milieu associatif, on a réussi à maintenir un niveau élevé dans l’aide à la recherche, à proposer des activités adaptées aux problèmes des malades et de leurs proches, et à développer de nouvelles actions, notamment de prévention en milieu scolaire », se félicite la directrice, Pascale Blaise. 

 

Le Président, Gilbert Schneider tient lui à souligner que « l’année 2017 fut une année remarquable en termes d’actions dans le Bas-Rhin : 1 602 personnes malades et leurs proches ont été soutenus, accompagnés, informés et soulagés, et 1 547 adultes et jeunes ont bénéficié des actions de prévention menées par le comité ». 

 

Aide à la recherche : 524 648 €

La Ligue est le 1er financeur associatif indépendant de la recherche en cancérologie. En initiant et finançant des projets de recherche, l’association suscite des avancées importantes dans le traitement et la qualité de vie des malades. Car le cancer est plus que jamais un enjeu sociétal: aujourd’hui, un homme sur 2 et une femme sur 3 se verront diagnostiquer un cancer avant leurs 85 ans, mais ce sont 60% des cancers qui sont guéris, indique la Ligue.

 

L’an dernier, le comité du Bas-Rhin a ainsi injecté 524 648 € pour aider à financer la recherche. Il a soutenu 9 projets de recherche régionaux, par exemple avec l’association EVE à Illkirch pour le suivi de jeunes filles vaccinées contre le papillomavirus ou avec l’institut de Biologie Moléculaire des Plantes de Strasbourg sur l’utilisation de nanovecteurs dérivés de plantes en imagerie médicale.

Il a également apporté un soutien financier au niveau national, à 14 équipes de recherche et à 2 programmes nationaux. Le 1er, intitulé « enfants, adolescents et cancer » vise à adapter la prise en charge thérapeutique et psychologique des jeunes patients et à soutenir l’étude des cancers pédiatriques. 

 

Le 2nd, intitulé «carte d’identité des tumeurs», a été lancé en 2000 pour identifier chaque type de tumeur et proposer des diagnostics et thérapies ciblés. En 17 ans, le comité bas-rhinois a permis de récolter 1,2 millions pour ce programme. 

 

Soutien aux malades et aux proches : 463 950 €

Outre des aides financières aux établissements de santé et aux associations luttant contre le cancer, la Ligue peut également apporter un secours financier directement aux personnes malades. Par exemple, le comité du Bas-Rhin expérimente depuis 2015 le « forfait 10h ». Il s’agit d’une aide exceptionnelle qui prend en charge, à hauteur de 10h, l’intervention d’une aide humaine (femme de ménage, auxiliaire de vie…), dans le cadre d’un retour à domicile après une hospitalisation ou un traitement de chimiothérapie ou de radiothérapie.
15 personnes en ont bénéficié l’an passé.

Mais l’accompagnement est également non-monétaire. Grâce à de nombreux partenaires, (Conseil Départemental, communes, Réseau Accompagnement et Sois Palliatifs Alsace du Nord, hôpitaux, aides à domicile, assistantes sociales), le comité du Bas-Rhin propose un service d’aide à la vie quotidienne. Celui-ci permet d’évaluer les besoins des personnes, de répondre à leurs questions médicales et de leur faire connaître les prestations auxquelles ils ont droit. Des nouvelles rencontres thématiques « Expression Ligue » sont aussi organisées depuis l’an dernier, par exemple pour savoir comment s’assurer et emprunter après un cancer.

 

De plus, le comité bas-rhinois est l’un des 1ers comités à expérimenter, depuis 2015 les témoignages de patients ressources dans la formation des professionnels de santé. 214 étudiants des facultés de médecine et de pharmacie de Strasbourg ont ainsi bénéficié de l’enseignement de 8 patients ressources, eux-mêmes formés par l’Ecole de la Ligue.

 

Le Bas-Rhin était aussi, dès 2001, précurseur dans l’offre d’un soutien psychologique. Deux psychologues du comité proposent des groupes de parole, mais peuvent aussi se déplacer à domicile et accueillir les malades et leurs familles au comité durant les permanences.

 

6 bénévoles viennent compléter ces actions en proposant des conseils et soins socio-esthétiques, car il est important pour les malades de renouer avec leur image pendant et après le traitement. Ainsi, une esthéticienne propose des soins de peau, des séances de maquillage au comité ou à l’hôpital, et un coiffeur bénévole peut intervenir sur rendez-vous pour prodiguer des conseils quant à la repousse des cheveux par exemple. Le comité a d’ailleurs effectué 16 dons de prothèses capillaires en 2017. 

 

Au total l’an dernier, le comité bas-rhinois a apporté son soutien à hauteur de 463. 950€. « Il y a 50 ans, on n’avait pas autant la possibilité d’offrir un accompagnement réellement adapté pour les malades et leurs proches. C’est une belle évolution. La Ligue, c’est la bulle intermédiaire entre l’hôpital où l’on se fait soigner, et le retour à domicile », estime Pascale Blaise. « Notre souci, c’est avant tout la proximité. Dans les prochaines années, nous allons travailler à délocaliser ces activités pour que tout malade, même loin de Strasbourg, puisse bénéficier de ces services ».

Et c’est en bonne voie, puisque certains sont proposés à Schirmeck, Molsheim, Haguenau ou encore Weyersheim. C’est notamment le cas de programmes d’activité physique conçus pour accompagner le patient pendant ou après son traitement. Ainsi, à Haguenau, la Ligue propose 2 séances hebdomadaires de yoga à l’Espace Associations, et à Weyersheim, la Ligue prend en charge les frais d’inscription aux cours de gym après cancer dispensé par l’association Multisport Evasion. 

 

Prévention et promotion des dépistages : 129 249 €

En matière de prévention, la Ligue cible très clairement le jeune public : près de 500 000 enfants sont sensibilisés chaque année. 

En janvier 2017, elle a d’ailleurs signé avec l’Education Nationale un partenariat. S’en est suivi l’élaboration du projet « EcOLE » dont le but est de sensibiliser les jeunes à la prise de risque et de les amener à développer leur esprit critique face au tabac, afin de faire reculer l’âge où est expérimentée la 1ère cigarette. Des premières actions ont été testées au dernier trimestre 2017 auprès de 185 élèves des collèges Jacques-Tati de Mertzwiller et Charles-Munch de Niederbronn.
« Et en septembre prochain, ce sera au tour du collège de Reichshoffen. L’idée est de suivre les jeunes sur plusieurs années pour créer une génération sans tabac », complète Pascale Blaise. 

 

Le milieu de l’entreprise est aussi concerné. « Nous développons une journée de sensibilisation intitulée ’’Accompagner un collaborateur atteint d’un cancer’’, et destinée à tous les encadrants. Elle peut se dérouler au comité ou dans toute entreprise, à sa demande », indique la Directrice du Comité. L’objectif étant de développer un savoir-être et un savoir-faire face aux collègues touchés par un cancer, et de mieux comprendre et anticiper ses répercussions. 

Des aides au sevrage, et des dépistages peuvent aussi être organisés, par exemple à la société Hager à Obernai, dans un magasin de vêtement à Schweighouse-sur-Moder, ou régulièrement au siège d’ÉS à Strasbourg, qui collabore avec la ligue depuis des années.

 

Toujours plus d’actions

Gilbert Schneider souligne également « l’engagement grandissant des communes bas-rhinoises qui accompagnent la Ligue dans sa mission », notamment via les « Espaces sans tabac ». Au 16 mars dernier, 262 communes étaient labellisées, pour 612 espaces recensés, comme les abords d’écoles, les aires de jeux et les parcs où sont très présentes les familles.

 

Sans oublier la forte mobilisation des citoyens. Parmi les actions phares menées en faveur de la Ligue, citons toutes les courses du mois d’octobre rose, ainsi que les 625 motards à avoir participé à l’opération « 1 rose, 1 espoir » et qui ont distribué 51 000 roses à 2 €. 

 

Ou encore le Relais pour la Vie, qui s’est tenu à Sarre-Union en juillet 2017, et dont la mobilisation était telle qu’elle va déboucher, cette année et à l’initiative d’anciens malades, sur l’ouverture d’un Espace Ligue, le 1er à être décentralisé par rapport à Strasbourg. 

Et à venir, la 13e édition du Relais, qui se tiendra à Schiltigheim les 23 et 24 juin prochains. « En 2019, c’est en très bonne voie pour qu’il soit organisé à Bischwiller », souffle Pascale Blaise. « A cette occasion, nous pourrons organiser des rencontres, et savoir si les malades d’Alsace du Nord ont besoin d’une aide particulière de la Ligue ». 

 

Vous pouvez également soutenir le Centenaire de la Ligue en achetant le calendrier spécial anniversaire, auquel
12 grands chefs ont participé, qui dévoilent chacun l’une de leurs meilleures recettes.

 

www.ligue-cancer.net  


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