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« Une saison extraordinaire »


« Ils pensaient que c’était impossible alors ils l’ont fait ». Grâce à sa victoire sur Sorgues (84-74) le dimanche 22 avril, Gries a décroché le titre de champion de Nationale 1 et validé sa montée en Pro B, le deuxième échelon du basket français. Maxi-Flash s’est entretenu avec Romuald Roeckel, le Président griesois, au lendemain de cette journée historique.

  

Julien Meyer : Romuald Roeckel, comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

Romuald Roeckel : Un peu fatigué. La nuit a été longue ou courte, à choisir (rires). On a fêté ça comme il se doit. On est très surpris de ce qu’on a réalisé, on ne s’en rend pas encore trop compte. Là, on ne sait pas trop comment on va gérer tout ça, mais ce sont des choses qui vont avancer doucement.

  

JM : A qui ou à quoi avez-vous pensé au coup de sifflet final du match contre Sorgues ?

RR : D’abord, il y a eu beaucoup de fierté avec une petite larme à l’œil, il faut le dire. C’est quand même une très très belle histoire ce qui nous arrive actuellement. On se donne beaucoup de mal, les bénévoles, toutes les personnes qui entourent le club. On a tous tiré dans le même sens pour avoir de tels résultats. C’est une fierté pour tout le monde. Il y a des gens qui sont là depuis plus de 40 ans. Eux aussi vivent quelque chose d’extraordinaire.

  

JM : Quel regard portez-vous sur ce match décisif ?

RR : Il y a eu beaucoup d’excitation forcément. On n’a pas fait un très gros match à cause de cela. Mais le cœur y était. On a finalement réussi à le gagner, malgré notre manque de réussite. Ce qui n’enlève en rien à la saison extraordinaire que nous avons faite. « Les spécialistes nous voyaient comme une surprise. Puis après le match contre Saint-Vallier, on est rentré dans le costume du favori. »

  

JM : 28 victoires pour 3 défaites*, le mot « extraordinaire » paraît même faible…

RR : Personne ne nous attendait à ce niveau-là, même nous ! On a pris les matches les uns après les autres. On pensait qu’on allait être en difficulté puis un groupe s’est formé au fur et à mesure des rencontres. En plus, on ne peut même pas dire qu’on a gagné des matches de peu, on a fait des écarts. Il n’y a pas eu discussion sur plusieurs matches. On a réussi à avancer comme ça. A partir de janvier, on s’est dit : «On n’est pas mal». Plus la saison avançait, plus on voyait les choses arriver. Maintenant, on y est.

  

JM : Vous avez ensuite eu les reins solides pour tenir le coup.

RR : Quand on a fait la première partie de saison, on ne se voyait pas du tout premier. On voyait Saint-Vallier finir en tête. Mais par contre, on se demandait quelle était la 2e équipe qui allait monter. Dans le comité, on se disait qu’on était en bonne position au vu du cycle aller. On a commencé à réfléchir. Puis la phase retour a commencé avec la lente défaillance de Saint-Vallier. On les a ensuite battus (66-60, le 17 mars). La première place nous était alors destinée. On a montré que notre place n’était pas un accident de parcours et qu’on avait le niveau. Les spécialistes nous voyaient comme une surprise. Puis après ce match, on est rentré dans le costume du favori.

  

JM : Le plus dur commence désormais pour se mettre au niveau de la Pro B…

RR : On savoure cette montée mais ça nous fait peur aujourd’hui. On ne sait pas comment on va assumer ce niveau. Mais en même temps, sachant déjà que sportivement l’accession est acquise, nous avons deux mois pleins pour bien travailler.

  

La mise en place d’une SASP ?

JM : Quelles vont être les premières choses à mettre en place ?

RR : Le premier questionnement est structurel. Est-ce qu’on reste une association où met-on en place une SASP (Société Anonyme Sportive Professionnelle) pour l’équipe professionnelle ? Il faudra peser le pour et le contre. On a déjà lancé les démarches de notre côté. On a aussi sorti le cahier des charges de la Pro B puis on a également déjà eu une conférence avec la Ligue Nationale de Basket pour connaître les obligations (salle, contrats de travail…).

  

JM : Quelles vont être les premières évolutions au niveau de l’effectif ?

RR : On veut continuer notre histoire. L’idée est de garder le noyau de l’équipe pour essayer de grandir ensemble. Après, il ne faut pas se leurrer. La Pro B, c’est du haut niveau et il faudra se renforcer. Cette division demande également 4 joueurs de moins de 23 ans. Actuellement, on n’en a qu’un seul.
Il faut aussi 12 joueurs et aujourd’hui, on n’en a que 8.

 

*Entretien réalisé avant le match à Tarbes du 27 avril, hors délais de bouclage.  


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