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« On va jouer crânement notre chance »


On les avait quittés ivres de joie sur le parquet de la Forest Arena. Auréolés du titre de champion de N1 et promus en Pro B, les basketteurs du BC Gries-Oberhoffen ont repris le chemin de l’entraînement à la mi-août. Après quelques séances et deux matches amicaux, Ludovic Pouillart, l’entraîneur des Verts, fait le point.

  

Ludovic Pouillart, comment avez-vous retrouvé vos joueurs pour la reprise ?

LP : Avec la banane et une grosse volonté. Il y a un challenge intéressant pour tous les joueurs, que cela soit pour ceux qui sont restés ou ceux qui arrivent. Ceux qui sont restés sont sur la dynamique de l’an passé donc ça, c’est parfait, et ceux qui arrivent ont une très bonne mentalité. C’était agréable.

  

« Maintenant, le passé, 

c’est le passé »

  

Avec du recul, avez-vous pris la mesure de la formidable saison achevée il y a quelques mois ?

LP : On ne s’en rend pas compte plus que cela. Je pense que ça sera le cas quand une équipe de Nationale 1 ne concèdera que deux ou trois défaites. Les gens se diront peut-être : “On veut égaler l’équipe de Gries de telle année”. Là, on pourra se dire, “Oui, on a fait ça”. Maintenant, le passé, c’est le passé, et ce n’est pas ça qui nous fera gagner des matches cette saison.

  

En Pro B, aura-t-on à nouveau droit à une philosophie de jeu portée sur le jeu
rapide ?

C’est le basket que j’aime et que je prône. On va essayer d’être sur le même registre en étant un petit plus performant parce qu’on monte d’un cran. L’objectif était de ne pas se tromper sur les joueurs qui arrivent pour qu’ils puissent évoluer dans ce basket-là. Après plusieurs jours d’entraînement et deux matches de prépa, ce n’est pas mal.

  

Justement, quel bilan tirez-vous des deux premiers matches amicaux contre la SIG (73-93) et les Allemands de Speyer (92-76) ?

Contre la SIG, j’ai beaucoup fait tourner en fin de match pour donner du temps de jeu à tout le monde. C’était le but. Le match contre Speyer était dans la lignée de celui contre la SIG, très sérieux et appliqué. Les joueurs ont envie de progresser et d’avancer. La victoire aurait pu être plus large mais mon but est de préparer mon équipe pour qu’elle soit prête pour le premier match de la saison. On travaille dans cette optique-là.

  

« Si tu restes dans le confort avec ce que tu connais, tu ne progresseras jamais »

  

Sur quoi avez-vous axé votre travail durant ces premières semaines ?

LP : On travaille très fort physiquement car ça prépare d’abord aux blessures et ensuite, au basket que je veux prôner. C’est une énorme débauche d’énergie, je le sais. Il faut que le corps soit prêt. Ensuite, il faut voir les deux côtés du terrain. Il y a beaucoup de boulot mais les joueurs sont très réceptifs. Ils savent que ça a fonctionné donc ils s’appliquent à tout donner pour prendre du plaisir.

  

L’an passé, vous n’avez perdu que trois rencontres. Cette saison, vous serez le Petit Poucet de la division. Avez-vous préparé mentalement vos joueurs à ce changement, au fait qu’ils risquent de perdre plus de matches ?

LP : Je ne les prépare pas à perdre, car mon objectif est de continuer à gagner des matches. On va jouer crânement notre chance. Mais ce que je leur dis, c’est que la saison va être un peu plus compliquée. On risque de perdre plus de matches, c’est sûr. L’environnement sera important à gérer. Les gens ont été habitués à ce qu’on gagne beaucoup. En trois ans, on monte deux fois et on gagne deux titres. Quand on enchaînera 2-3 défaites, il faudra préparer et protéger les joueurs à tout ça. On ne surfera pas sur la Pro B, mais je pense que les gens comprendront cela.

  

Pour finir, à titre personnel, dans quel état d’esprit êtes-vous à l’aube de ce nouvel exercice ?

LP : Il y a de l’impatience. Mais je n’appréhende pas cela avec de la peur. J’ai hâte d’en découdre, de me mesurer à d’autres entraîneurs, à un autre basket, à d’autres joueurs qui vont nous poser d’autres problématiques. C’est que comme cela que tu progresses. Si tu restes dans le confort avec ce que tu connais, tu ne progresseras jamais. Je n’ai qu’une envie, c’est que cette division me pose des problèmes sur lesquels je dois réfléchir afin de trouver des solutions nous permettant de progresser.  


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