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« La cerise sur le gâteau »


Grâce à sa victoire sur la Croatie en barrages (1-1, 5-4), l’Equipe de France de futsal s’est, pour la première fois de son histoire, ouvert les portes d’une grande compétition, en l’occurrence l’Euro 2018 en Slovénie (du 30 janvier au 10 février). Preuve de l’exploit XXL réalisé par les hommes du sélectionneur alsacien Pierre Jacky : la France sera la seule équipe amateur de l’épreuve.

 

Pierre Jacky, quel sentiment prédomine avant le début de l’Euro 2018 en Slovénie, la première grande compétition pour l’Equipe de France de futsal ?
De l’excitation ou de la crainte ?

Pierre Jacky : C’est de l’excitation, pas de la crainte. C’est la cerise sur le gâteau. Personne ne nous attendait là. Jamais une nation n’avait réalisé un tel exploit en partant des tours préliminaires. Puis battre les Croates en barrages, c’était l’énorme surprise. Je rappelle qu’on est encore une nation amateur. Cette compétition sera un apprentissage pour nous. L’équipe est très jeune, je l’ai bâtie il y a deux ans et il y a pas mal de joueurs qui ont autour de 22/23 ans. Ça sera intéressant surtout si la France veut, comme on le souhaite, organiser le prochain Euro en 2022. La moitié de mes joueurs seront alors dans la plénitude de l’âge. En Slovénie, il faudra qu’ils emmagasinent un maximum d’expérience. 

  

Pouvez-vous revenir sur l’un des actes fondateurs de votre qualification, votre barrage face à la Croatie ?

PJ : On n’avait aucune pression contre la Croatie et eux nous ont peut-être un peu sous-estimés. A un moment donné, on a aussi su tirer profit de quelques faits de jeu. Mais les joueurs ont également joué avec énormément de confiance et d’assurance. Ils n’ont rien laissé passer et avaient une grosse envie. Lors du tirage au sort, personne ne voulait tomber contre la Croatie. On avait donc peu de chances d’y arriver. Les parieurs nous auraient donné entre 0 et 5%...

  

Vous débutez votre Euro face à l’Espagne, nation la plus titrée dans la compétition et vainqueur de la dernière édition. Là aussi, les parieurs vous donneront peu de chances…

PJ : Ils sont très largement favoris, c’est sûr. Mais on ne peut pas rêver mieux. C’est une récompense pour les joueurs. Les Espagnols, c’est le sommet du sommet. Ils sont professionnels depuis 30-40 ans alors que nous, nous sommes encore amateurs. 

  

Que vaut l’Azerbaïdjan, votre deuxième adversaire en phase de poules ?

PJ : C’est un peu comme le Qatar au handball. Ils n’ont que des Brésiliens dans l’équipe. Malheureusement, c’est un peu un coup de Jarnac pour nous. On va jouer, en gros, l’Espagne et le Brésil. Ça sera un énorme challenge. Mais si à un moment donné, on veut se rapprocher des 8 premières nations, ce sont lors des matches comme cela qu’il faut emmagasiner de l’expérience.

  

Comment va se dérouler votre préparation pour l’Euro ?

PJ : On se préparera une semaine avant car on n’a pas la possibilité de se voir davantage. Mes joueurs travaillent à côté. On fait donc une préparation en trois phases. D’abord trois jours à Clairefontaine pour être tranquilles chez nous en ayant nos repères. Il ne faut pas que cela soit trop long non plus, il faut qu’il y ait de la variété. Ensuite, nous entamerons une deuxième phase de trois autres jours en Croatie où l’on disputera des matches de préparation à huis-clos face à la Serbie et l’Italie. Et trois jours avant notre premier match (le 31 janvier), nous irons en Slovénie.

  

Quelles sont les aspects que vous allez spécifiquement travailler durant cette période ?

PJ : On aura le temps de travailler encore un peu plus en profondeur toutes les choses. Les séances sont souvent longues car en futsal, il faut surtout perfectionner les automatismes. On travaillera surtout les coups de pied arrêtés ou les phases pour se sortir du pressing par exemple. Sans oublier les situations de jeu lors des touches en positions basse, médiane et haute. Sinon, il n’y aura rien de spécial, juste le temps de chiader certaines situations.

  

Cet Euro sera également un formidable coup de projecteur sur votre discipline, non ?

PJ : Complètement. Avant, on jouait avec des joueurs de foot. Aujourd’hui, la génération actuelle est la première qui ne fait que du futsal. On a aussi organisé des sélections (U15 et U18) et des détections. L’an prochain, on va monter un pôle France. On va encore franchir un palier. Là, on vient de passer de la 34e à la 20e place mondiale. On est la seule nation amateur au milieu des professionnels. Désormais, tout le monde nous regarde et essaye de nous inviter. Les joueurs sont plus sollicités. A l’UNSS, c’est le sport numéro 1. On a vraiment le vent en poupe et cet Euro, c’est un beau coup de projecteur.  


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